It's time for child care for all - Des services de garde éducatifs pour tous

Les services de garde à l’enfance au Canada coûtent cher, sont difficiles à trouver et sont trop souvent incertains. Mais qu’en est-il si vous faites partie des quelque trente pour cent de parents dont les heures de travail ne correspondent pas à un quart de jour normal?

Un nouveau rapport publié par des chercheuses de l’Université de Guelph, de l’Université du Manitoba, de l’Université Brock et du Childcare Resource and Research Unit examine les difficultés auxquelles font face ces parents et comment ils s’organisent pour faire garder leurs enfants. [Le résumé du rapport est disponible en français dans le document anglais].

Les autrices du rapport ont effectué une revue exhaustive des ouvrages publiés sur le sujet; elles ont analysé les données d’enquêtes sociales générales; elles ont mené des entrevues auprès d’une douzaine de familles dont l’emploi des parents exige de travailler à des heures irrégulières, souvent imprévisibles et sur des quarts rotatifs; et elles ont interviewé des fournisseurs de services de garde qui ont offert des services à des « heures non usuelles » pour répondre aux besoins des parents.

Voici quelques-unes des conclusions du rapport :

  • Les parents qui travaillent à des heures « non usuelles » ont tendance à être plus jeunes que les autres et à avoir un revenu familial moins élevé.
  • La solution pour la garde de leurs enfants repose souvent sur des services de garde à relai, c’est-à-dire un conjoint (habituellement la mère) qui travaille à temps partiel et des membres de la famille (habituellement les grands-parents) qui comblent les heures manquantes.
  • La garderie est bénéfique pour les parents qui travaillent à des « heures irrégulières », mais ces parents ont du mal à combler leurs besoins de garde avant et après les heures d’ouverture de la garderie.
  • Certains gouvernements provinciaux ont mis en œuvre des initiatives, des règlements ou des politiques en matière de services de garde non usuels, mais le niveau de soutien demeure « très faible ».
  • Bon nombre des programmes mis en place pour répondre aux besoins de parents à la recherche de services de garde offerts en dehors des heures dites « normales » sont des projets pilotes temporaires, qui ont pris fin. Les fournisseurs de services de garde ont du mal à recruter et à retenir leur personnel et à maintenir la qualité des services tout en essayant de répondre aux besoins uniques et changeants des parents.

Les autrices du rapport font valoir que les gouvernements doivent considérer les répercussions des « horaires de travail asociaux » sur les personnes en général et ils doivent prendre des mesures pour éviter aux parents qui travaillent d’être affectés à de tels horaires.

Elles soulignent que d’autres recherches doivent être faites afin de déterminer ce qui est mieux pour les enfants en ce qui concerne les horaires de travail de leurs parents.

Elles demandent une réforme en profondeur des politiques en matière d’apprentissage et de garde des jeunes enfants afin d’améliorer l’accès, l’abordabilité, la qualité, la flexibilité et le niveau d’inclusion des services de garde à l’enfance. Et elles dressent à l’intention du gouvernement fédéral, des gouvernements provinciaux et territoriaux, des employeurs et des universitaires une liste de façons concrètes pour y parvenir en commençant dès demain.