It's time for child care for all - Des services de garde éducatifs pour tous

Des services de garde partout au Canada s’inquiètent à savoir s’ils ont les moyens de rouvrir leurs portes en cette ère post-COVID. Un tiers des services affirme ne pas savoir s’ils rouvriront en tout et partout.

Il s’agit d’un des constats du sondage mené le mois dernier par des organismes de promotion des services de garde. D’autres résultats du sondage :

  • Près des trois quarts des garderies et des CPE au Canada et environ 40 pour cent des services de garde en milieu familial réglementés ont été fermés à cause de la COVID-19.
  • Soixante-dix pour cent des garderies/CPE ont mis à pied du personnel durant la pandémie.
  • Une majorité de garderies/CPE ont indiqué recevoir moins de financement public qu’avant la COVID-19, même si certains gouvernements provinciaux ont continué de les soutenir financièrement.

« Faute de financement gouvernemental adéquat, les services de garde sont à la limite de la survie dépendant beaucoup trop des frais de garde que leur versent les parents. Cette situation les a rendus extrêmement vulnérables durant la fermeture causée par la pandémie », a dit Marth Friendly, Childcare Resource and Research Unit.

Don Giesbrecht, directeur général de la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance a dit que le gouvernement « doit s’attaquer au problème de la rémunération inadéquate et des bas salaires dans le secteur et prévoir une enveloppe financière spéciale afin que les services de garde soient sécuritaires pour les enfants et le personnel ».

La FCSGE et CCRU ont mené le sondage de concert avec Un enfant Une place.

Morna Ballantyne, DG d’Un enfant Une place, s’attend à ce que ces chiffres donnent du poids à nos efforts pour presser les gouvernements de soutenir notre plan de secours pour le secteur des services de garde. Elle a encouragé les sympathisants à appuyer le plan.

Elle a dit que l’offre du gouvernement fédéral de verser aux provinces 14 milliards de dollars en nouveaux paiements de transfert pour les aider à relancer l’économie était un signe encourageant.

« Nous sommes satisfaits de voir que le gouvernement fédéral reconnaît qu’il ne peut y avoir de reprise économique sans l’apport des services de garde, a-t-elle dit. Mais ces paiements de transfert doivent servir à augmenter les fonds versés directement aux services de garde pour en assurer le fonctionnement ».

Un rapport distinct fournissant des données pour dresser un portrait plus détaillé de la situation sera publié à semaine prochaine.