It's time for child care for all - Des services de garde éducatifs pour tous

Le secteur des services de garde dans la plupart des villes canadiennes est en danger en raison de la hausse des frais de garde et de la diminution des inscriptions, selon un nouveau rapport publié par le Centre canadien de politiques alternatives.

Tirer la sonnette d’alarme est l’édition 2021 de l’enquête sur les frais de garde d’enfants du CCPA. L’édition de cette année indique que dans les provinces qui imposent un plafond aux frais de garde (Québec, Manitoba, Terre-Neuve-et-Labrador, Île-du-Prince-Édouard), les garderies et les CPE tirent leur épingle du jeu. Les CPE et les garderies subventionnées du Québec se portent le mieux, n’accusant pas de baisse d’inscriptions.

Ailleurs, les frais de garde augmentent, et les parents — dont beaucoup sont en chômage à cause de la pandémie de COVID-19 — retirent leurs enfants.

Les inscriptions chutent plus dramatiquement dans les villes où les frais de garde sont élevés. Dans toutes les villes à l’extérieur du Québec, il y avait au moins 10 pour cent d’enfants de moins dans les services de garde à l’automne 2020 qu’au mois de février; vingt-sept des trente-sept villes sondées accusaient une baisse d’inscriptions de 20 pour cent ou plus. Ces baisses étaient pires en Ontario où d’un à deux tiers des inscriptions des services de garde se sont envolés durant cette période.

Éventuellement, selon Morna Ballantyne, directrice générale d’Un enfant Une place, cette dynamique pourrait bien obliger des garderies à fermer leurs portes, ce qui réduirait encore plus l’accès aux services de garde et plomberait la reprise économique.