It's time for child care for all - Des services de garde éducatifs pour tous

La division néo-écossaise d’Un enfant, Une place a présenté au gouvernement provincial ses recommandations pour la création d’un système provincial d’apprentissage et de garde des jeunes enfants. Elle l’a fait lors d’une récente consultation des parties prenantes, au moment où se mettent en branle les négociations entre le provincial et le fédéral sur le cadre entourant la nouvelle injection de fonds d’Ottawa dans les services de garde.

Christine Saulnier, membre du comité directeur d’Un enfant, Une place N.-É., a expliqué le message principal du nouveau groupe au gouvernement : en Nouvelle-Écosse, il faut repenser de fond en comble la façon dont les services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants sont financés, offerts et gérés.

« Nos recommandations décrivent la marche à suivre pour le déploiement du système si on veut garantir un accès universel et abordable aux places en garderie, actuelles comme nouvelles, tout en améliorant la qualité des programmes et en rendant ceux-ci plus inclusifs et culturellement sécuritaires », a-t-elle dit.

Michelle Lohnes, également membre du comité directeur, cumule 27 ans d’expérience en tant qu’éducatrice de la petite enfance. Elle a déclaré aux représentantes et représentants du gouvernement que les conditions d’apprentissage des enfants dépendent grandement des conditions de travail de la main-d’œuvre à prédominance féminine. 

« Les salaires et la rémunération doivent être compétitifs pour résoudre les gros problèmes de rétention du personnel qualifié, et ils doivent inclure des congés de maladie payés, le perfectionnement professionnel rémunéré, un régime d’assurances collectives et un régime de retraite, a-t-elle insisté. Le programme de rémunération doit correspondre à la formation, à l’expérience et à la valeur réelle de la contribution des EPE, et remédier à la sous-valorisation systémique et sexiste du travail de soins dans notre société. »

Laura Fisher, mère monoparentale de deux enfants et membre d’Un enfant, Une place N.-É., s’est dite heureuse que le nouveau groupe de défense provincial ait eu l’occasion de donner son avis sur la question des frais aux parents.

« Nous recommandons un maximum de dix dollars par jour par famille, ainsi que la gratuité pour les familles à faible revenu, a-t-elle précisé. J’ai personnellement fait l’expérience des obstacles et des difficultés bureaucratiques pour accéder au programme actuel de subvention aux parents. Le gouvernement doit abandonner la formule actuelle de petits programmes et subventions hétéroclites. Il faut transformer le système pour le rendre entièrement financé par l’État, au lieu qu’il repose sur la capacité de payer ou le fait d’être à l’emploi ou aux études. L’accès universel signifie que toutes les personnes qui le souhaitent doivent avoir accès au système, facilement et sans stigmatisation. »

Les recommandations formulées par Un enfant, Une place N.-É. font écho à une lettre ouverte rédigée par Christine Saulnier et Tammy Finlay, professeure agrégée et directrice du département d’études politiques et canadiennes à l’Université Mount Saint Vincent, publiée par le bureau néo-écossais du Centre canadien de politiques alternatives.