It's time for child care for all - Des services de garde éducatifs pour tous

Le Québec et le gouvernement fédéral ont conclu une entente qui financera jusqu’à 37000 nouvelles places en garderie. Cette entente, qualifiée d’asymétrique parce qu’elle comporte des dispositions différentes de celles signées par d’autres provinces, reconnaît que le Québec a déjà fait davantage d’efforts pour bâtir un réseau de garderies abordables, de qualité et sans but lucratif. Le financement de six milliards de dollars au cours des cinq prochaines années apportera au Québec des ressources supplémentaires pour compléter son réseau de garderies et améliorer l’échelle salariale du personnel

Au 31 mars, il y avait 307490 places en garderie subventionnée au Québec :

  • 32 % dans les CPE (centres de la petite enfance, des garderies sans but lucratif);
  • 15 % dans des garderies à but lucratif subventionnées;
  • 30 % dans des garderies en milieu familial subventionnées;
  • et 23 % dans des garderies à but lucratif non subventionnées.

Une garderie subventionnée ne peut pas facturer plus de 8,50 dollars par jour, tandis qu’une place en garderie non subventionnée peut coûter entre 40 et 60 dollars par jour.

L’ajout de places pourrait entraîner la construction de nouveaux CPE, le « joyau » du système québécois, où les services sont généralement de meilleure qualité. Ou la province pourrait ajouter des places en convertissant des garderies à but lucratif non subventionnées en CPE ou en garderies subventionnées à but lucratif. 

Plus de 50000 enfants attendent une place en CPE.

L’ajout de places nécessitera des immobilisations et un renforcement de la capacité des prestataires existants et nouveaux à établir des programmes. Le provincial doit également prendre des mesures pour résoudre les problèmes de recrutement et de rétention de personnel qualifié. La pénurie d’éducatrices et d’éducateurs qualifiés l’a amené à relâcher les normes et à offrir des incitatifs aux étudiantes et étudiants inscrits dans les programmes collégiaux d’éducation de la petite enfance. 

Cependant, les militantes et militants des services de garde et le personnel de garderie affirment que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée s’explique principalement par la faiblesse des salaires et les piètres conditions de travail. Les syndicats québécois qui représentent le personnel des garderies sont en négociations salariales avec le gouvernement provincial. Parmi les autres questions soulevées à la table, mentionnons les heures de travail rémunérées, la taille des groupes et le soutien aux enfants ayant des besoins particuliers. Les ÉPE syndiqué