It's time for child care for all - Des services de garde éducatifs pour tous

Au lendemain de l’Action de grâces, les employées et employés des garderies à but non lucratif subventionnées par le gouvernement du Québec (appelées « centres de la petite enfance » ou CPE) ont débrayé pendant quatre jours pour soutenir leur principale revendication : un salaire équitable. Leur syndicat a demandé au gouvernement du Québec d’utiliser une partie des six milliards de dollars du transfert pour la garde d’enfants du fédéral pour remédier aux très bas salaires qui causent une importante pénurie de personnel qualifié dans le secteur.

Le gouvernement provincial a annoncé l’ajout de centres et de places en garderie à travers le Québec. Pendant ce temps, les éducatrices et éducateurs de la petite enfance, épuisés par la pandémie et le manque de personnel, réclament une meilleure reconnaissance, une meilleure rémunération et de meilleures conditions de travail.

Les négociations contractuelles entre le personnel syndiqué du secteur de la garde d’enfants, les CPE et le gouvernement provincial ont repris cet automne. Pour donner du poids à ses revendications, le personnel des CPE a entrepris diverses mesures et les parents se sont mobilisés pour obtenir des augmentations salariales. Par exemple, les parents ont partagé des messages de soutien sur les réseaux sociaux où ils remercient les éducatrices et éducateurs qui leur permettent de travailler.

Au début d’octobre, les prestataires de services de garde en milieu familial ont conclu un accord avec le provincial qui augmentera le soutien financier de l’État par enfant d’environ 30 pour cent par rapport à 2019. Cette subvention est versée directement aux prestataires agréés et s’ajoute aux frais parentaux de 8,50 dollars par jour. Cette catégorie de prestataires s’est syndiquée en 2008.

Les syndicats qui représentent le personnel des CPE réclament un meilleur salaire pour toutes les classes d’emploi dans les garderies (personnel qualifié, non qualifié et de soutien), ainsi qu’un meilleur accompagnement des enfants à besoins particuliers. Ils demandent aussi qu’on s’intéresse à leurs préoccupations concernant les heures supplémentaires obligatoires.

Les échelles salariales de la garde à l’enfant au Québec reflètent les qualifications et les années d’expérience du personnel. Le taux de salaire s’applique dans toute la province, à tous les services de garde à but non lucratif. L’établissement d’échelles salariales occupe une place importante dans les récentes ententes fédérales pour le financement de la garde d’enfants qu’ont signées, à ce jour, sept provinces et le territoire du Yukon.