It's time for child care for all - Des services de garde éducatifs pour tous

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L’argent frais prévu dans l’entente Canada–Nouveau-Brunswick sur les services de garde doit servir à transformer le secteur au cours des cinq prochaines années, préviennent militantes et militants

OTTAWA, LE 13 DÉCEMBRE 2021 : Un enfant, une place, l’organisme national de défense des garderies au Canada, s’est félicité de l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement du Nouveau-Brunswick : les frais parentaux pour les services de garde d’enfants autorisés diminueront en moyenne de 50 pour cent au cours de la prochaine année, puis s’établiront à dix dollars par jour en moyenne d’ici 2025-2026. En outre, on ajoutera des places autorisées au cours des cinq prochaines années.

Nous sommes également très heureux et heureuses d’apprendre que le gouvernement néo-brunswickois augmentera de 53 millions de dollars son propre engagement financier en matière d’apprentissage et de garde des jeunes enfants au cours de la même période, somme qui s’ajoute aux 492 millions de dollars transférés du fédéral; on parle d’un investissement public majeur, raconte Morna Ballantyne, directrice générale d’Un enfant, une place.

Nous ferons tout notre possible pour faire valoir que cette enveloppe vise à apporter des changements transformateurs à l’apprentissage et la garde de la petite enfance dans la province plutôt que de renforcer le statu quo. Parce que ce que nous avons vu au Nouveau-Brunswick jusqu’à maintenant, comme ailleurs au Canada, c’est une approche disparate, méli-mélo, à la résolution de gros problèmes comme l’offre très inégale de services et les pénuries critiques de personnel éducatif qualifié, en grande partie en raison de la très mauvaise rémunération versée au personnel dans ce secteur.  

L’entente Canada–N.-B. sur la garde d’enfants s’engage à ajouter 3 400 places dans les centres de la petite enfance désignés, dont 500 d’ici mars 2023. Selon Un enfant, une place, le plan d’expansion devra être élaboré en consultation avec les communautés, y compris les nations et les organisations autochtones, les municipalités et les responsables de l’éducation publique, pour assurer la mise en place de services de qualité, en particulier dans les secteurs publics et sans but lucratif.

Nous demandons aux gouvernements du Nouveau-Brunswick et du Canada de consulter les militantes et militants des services de garde d’enfants sur l’élaboration d’un plan d’expansion exhaustif, explique Mme Ballantyne. L’objectif est de faire en sorte que l’offre bonifiée atteigne les populations et les communautés mal desservies.

Selon Morna Ballantyne, la conclusion d’un accord sur la garde d’enfants entre le fédéral et le Nouveau-Brunswick va augmenter la pression sur l’Ontario. Cette province tarde à participer aux efforts du gouvernement du Canada pour établir un système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants. 

Il est maintenant encore plus difficile pour le gouvernement ontarien de dire que le cadre fédéral n’est pas assez bon pour lui, alors que toutes les autres provinces ont accepté celui-ci, souligne Mme Ballantyne. Comment peut-il persister à refuser l’offre du fédéral de 10,2 milliards de dollars pour répondre aux besoins des enfants, des familles et des employeurs, surtout lorsqu’il est incontestable que la mise en place d’un système de garde d’enfants abordable, accessible et de qualité est cruciale à la reprise économique post-pandémie.

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